"Le jeu n'est pas une activité économique comme les autres. Elle comporte notamment un risque autour du blanchiment d'argent "sale" et de la corruption. Le
contrôle de ces risques relève des opérateurs de jeu.
Ce risque de blanchiment et de corruption associé aux jeux d'argent n'est pas nouveau. Mais il s'accentue, sous l'influence de trois phénomènes : la
mondialisation, qui fait éclater les frontières et incite certains opérateurs à s'installer dans des paradis fiscaux et judiciaires ; Internet, qui
dématérialise la filière de jeu ; et la technicité croissante des systèmes informatiques utilisés.
Les Etats manquent aujourd'hui de lisibilité sur un nombre croissant d'opérateurs. Il faudrait qu'un référentiel de gouvernance soit adopté au
plan international. La Française des Jeux est largement mobilisée sur ce thème. Une convention lie depuis 2005 l'entreprise au SCPC. Nous apportons notre
expertise en matière de code éthique. Nous travaillons de concert sur la production d'indicateurs et de points d'analyse de risques."