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Pourtant Francis avait opté pour une stratégie très claire en décidant de faire le vide autour de lui dès le départ. Pour mieux gérer son effort, le circuit verglacé et éviter le
stress qui avait été le sien il y a un an.
Dès le départ, donc, Francis s'est montré très autoritaire, accélérant à deux reprises pour déjà écoeurer ses rivaux. A la fin du premier des onze tours, il avait 13 secondes
d'avance, le double un tour plus tard. Il semblait parti pour aligner les tours comme un métronome devant des adversaires devant prendre des risques à l'image de Steve Chainel
victime d'une chute dans le quatrième tour.
Tout a pourtant été remis en cause dans le sixième tour quand, victime d'une crevaison de la roue avant, Francis a dû fortement ralentir pour rejoindre le poste de dépannage sans
plus de frayeurs.
"Oui, dit-il, la course a été relancée sur cet incident technique mais j'ai pu repartir en compagnie de Chainel et Bazin. Ce dernier a chuté rapidement et à trois tours de la fin
j'ai opté pour le sprint. Je ne me voyais pas prendre trop de risques pour distancer Chainel. Franchement, avec mon braquet bien supérieur au sien et même si le vent était
contraire dans la dernière ligne droite, j'étais sûr de gagner !"
Il a en effet abordé ce sprint en tête pour ne jamais sentir le souffle de Steve Chainel à ses côtés.
Cinquième titre national pour Francis qui avait conquis le premier au même endroit en 2005. "Mission accomplie, dit-il humblement. Maintenant il reste trois semaines avant le
championnat du monde à Tabor en République Tchèque. J'ai l'objectif de monter sur le podium, pourquoi pas de gagner. Je vais peaufiner ma condition physique qui est bonne pour
encore grimper un échelon. En attendant, je suis très heureux."
Tout comme toute son équipe de la Française des Jeux.