"L'addiction au jeu n'est pas rattachée à une causalité unique. Elle relève d'une interaction entre une personnalité -
plus ou moins vulnérable - un produit - plus ou moins addictif - et un moment de vie - plus ou moins propice.
On ne guérit d'une compulsion pathologique qu'à l'aide d'un traitement multidimensionnel, assorti d'un accompagnement social de long terme. L'intérêt
d'une stratégie de prévention est de permettre aux joueurs passionnés de réagir plus tôt lorsqu'ils "basculent".
Plus que la consommation, c'est l'offre de jeux qui doit être responsable. De ce point de vue, le plan "jeu responsable" de La Française des Jeux va indiscutablement
dans le bon sens. Mais le jeu est aussi une activité bénéfique.
Il rend supportable une réalité difficile et crée un "espace transitionnel", ce lieu de repos psychique dont parle le psychanalyste Winnicott."