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Philippe GILBERT "A la Merckx"

Philippe Gilbert a atteint le sommet mondial. Sa victoire dans le Circuit Het Volk autant que la manière employée pour s'imposer dans la classique d'ouverture belge ont impressionné. Pour mieux décrire sa performance, personne n'a hésité à affirmer qu'il venait de gagner "à la Merckx !"

Philippe GILBERT
Philippe Gilbert a atteint le sommet mondial. Sa victoire dans le Circuit Het Volk autant que la manière employée pour s'imposer dans la classique d'ouverture belge ont impressionné. Pour mieux décrire sa performance, personne n'a hésité à affirmer qu'il venait de gagner "à la Merckx !"

"J'étais considéré comme le favori et je suis donc très fier d'avoir gagné de la sorte, disait-il samedi soir en regagnant son domicile. Je vais aborder la suite sans pression parce que cette victoire est vraiment belle."

La course a d'abord été animée par six coureurs, échappés peu après le départ. Arnaud Gérard y représentait le Trèfle et s'il imaginait devoir se contenter d'atteindre la dernière heure avec les honneurs, il allait finalement tenir un rôle primordial.

Les costauds, en effet, ont commencé à hausser le ton à l'approche du Kluisberg, à 70 kilomètres du but, où l'équipe Quick Step perdait Paolo Bettini, victime d'une chute, mais où le champion de Belgique Stijn Devolder accomplissait un travail colossal en faveur de ses leaders.

Une chute a scindé le peloton à 57 kilomètres du but, projetant une trentaine de coureurs à l'avant et notamment Philippe Gilbert, Frédéric Guesdon, Mathieu Ladagnous et Michaël Delage. L'écart avec les échappés était encore de 3'23" à 50 kilomètres du but et avant le franchissement de l'Eickenberg. Moment choisi par Philippe Gilbert pour faire la décision.

"Je m'étais rendu compte que certains de mes adversaires étaient un peu en difficulté et moi j'avais des jambes de feu, confie-t-il. J'ai demandé à Michaël Delage de monter à bloc et puis j'ai attaqué au plus fort de la pente. Nuyens a été le dernier à craquer et j'ai commencé un contre la montre de 50 kilomètres."

Marc Madiot aurait préféré que Philippe attende un peu mais a vite compris que personne, derrière, ne pouvait vraiment faire l'effort.

"J'ai comblé mon retard avec les échappés, poursuit-il, et Arnaud Gérard s'est laissé décrocher de l'avant pour m'apporter son soutien. Il a accompli un travail impressionnant et à 23 kilomètres de l'arrivée, juste avant le dernier secteur pavé, j'étais devant."

Le groupe des poursuivants, comprenant notamment Fabian Cancellara (CSC), Thor Hushovd (Crédit Agricole), Nick Nuyens (Cofidis) ou Leif Hoste (Silence-Lotto) était revenu à 29 secondes et l'entreprise de Philippe semblait vouée à l'échec. C'était mal compter sur sa hargne et son panache.
Il a attaqué une nouvelle fois et s'est porté en tête, parvenant rapidement à se donner 1 minute d'avance. Sans plus jamais se désunir malgré sa fatigue et ses grimaces trahissant sa souffrance, il a rallié Gand sans avoir lâché la moindre seconde à ses adversaires.

"J'avais gagné le Volk il y a deux ans, dit-il, mais cette victoire est la plus belle de ma carrière !" Elle est aussi sa troisième de la saison. Nuyens a fini deuxième, Thor Hushovd troisième et finalement les équipes françaises s'octroyaient la plus grosse part du gateau en prenant cinq des six premières places. Arnaud Gérard a fini dixième.

Le lendemain, Kuurne-Bruxelles-Kuurne a été remportée par De Jongh (Quick Step), devançant une vingtaine de coureurs depuis longtemps en tête de course. Dans ce groupe, Frédéric Guesdon (douzième) et Christophe Mengin (treizième) ont également démontré qu'ils seraient près pour les classiques à venir. De même que le jeune Yoann Offredo finissant dans le deuxième groupe.

Pour en savoir plus :

Découvrez l'équipe cycliste de la Française des Jeux



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cyclo-joueur - 07/03/2008 - 6h31

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