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Le Challenge, le sportif du mois
"Tous les mois, le Challenge récompense de jeunes athlètes de toutes les disciplines en leur accordant un soutien financier. Depuis 1991, plus de
280 jeunes champions ont ainsi été soutenus par la Fondation d'Entreprise La Française des Jeux."
JANVIER 2008 : Arthur Longo, half pipe
Surfeur précoce dès l’âge de cinq ans, le jeune champion de half pipe aime mener sa vie à plein tube. Agé à présent de 19
ans, adepte du free ride et de l’escalade, il a été élu Etoile du Sport 2007 et rêve de briller aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010.
L’aventure d’Arthur Longo part de loin. Comme une glissade ininterrompue depuis l’âge de trois ans lorsque pour la première fois ses parents lui ont
mis des skis aux pieds. A cinq ans, le petit Arthur se mettait déjà au surf dans la station des 2 Alpes, une discipline qui va déclencher son enthousiasme et
lui donner vite des couleurs. « J’ai ensuite fait partie d’un club de copains qui s’appelait les "Yellow Cab", se remémore le jeune champion. On
partait du club et on rejoignait souvent les remontées mécaniques en taxi, d’où le nom de cette structure. Cela correspondait à un état
d’esprit. » Il souffle alors dans le surf un vent de liberté, un plaisir de la glisse en toute sérénité. Champion de France de halp pipe
chez les poussins comme chez les benjamins, il aime aussi le free ride et les sensations qu’il procure.
« Quand on trace en surf dans la poudreuse, on a l’impression de voler au-dessus de la neige. C’est une sensation intense, un plaisir immense ! »
Se retrouver au sommet La précocité, Arthur Longo la connaît aussi en Coupe du monde où il est sélectionné dès l’âge de
15 ans. Il y affûte son ambition, perfectionne son style et sa technique et devient ensuite vicechampion du monde junior TTR à Leysin. Dans sa discipline du «
half pipe » où les surfeurs réalisent en compétition de sept à neuf sauts successifs, il a ses figures de prédilection. «
J’aime particulièrement le "900 front side", soit une rotation à 900 degrés où l’on effectue deux tours et demi sur nous-même.
» Ambitieux, Arthur Longo s’inspire de son compatriote Mathieu Crépel, champion du monde de half pipe et de big air et qui fut son parrain cette année
dans le cadre des Etoiles du sport.
« C’est un copain et un exemple de régularité. Il a une super technique et un bon état d’esprit. » Avec de telles
références, le jeune montagnard, adepte aussi de l’escalade, espère un jour se retrouver lui aussi au sommet. Dans cette optique, il a gravi
récemment un bon pallier en remportant une étape du circuit à Avoriaz. « Ce succès m’a propulsé sur le devant de la scène et
il faut maintenant confirmer. » Arthur Longo ne cache pas son envie de prendre part aux Jeux Olympiques de Vancouver, en 2010 au Canada. Dans ce but, il participera en mars
prochain aux championnats du monde junior en Russie. Son espoir est d’y décrocher une place sur le podium et de se positionner au mieux pour le futur.
Parallèlement, Arthur Longo a obtenu son Bac S et vient d’intégrer un IUT en technique de commercialisation à Annecy. A 19 ans, ce champion qui
n’a pas froid aux yeux, mais qui ne se considère pas comme un casse-cou, affirme ne pas « vouloir se faire de film » en ce qui concerne son avenir. Et
même s’il aime les classiques de Scorsese et Tarantino, il veut vivre à fond sa propre réalité pour foncer en toute liberté.
DECEMBRE 2007 :
Découvrez le sportif du mois de décembre, récompensé par la Fondation d'Entreprise La Française des Jeux dans le cadre du Challenge.
Prêt pour le grand saut
Que ce soit au saut de cheval ou au sol, le gymnaste de Villemomble est prêt à conquérir le monde. Vice-champion d’Europe au sol en mai 2007, il
s’est déjà pris au jeu en vue du rendez-vous olympique de l’an prochain à Pékin.
C’est une histoire d’agitation, d’affection et d’amour. Trois "A" qui propulsent chaque jour Thomas Bouhail vers le grand V, celui de la Victoire. Sa
période d’agitation, il la connaît dès l’âge de six ans. « J’étais turbulent à la maison, raconte Thomas, et pour
canaliser mon énergie, ma mère m’a inscrit dans le club de gym de Villemomble, où ma grande soeur, pratiquait déjà ce sport en loisir.
» Sa mère sera présidente de ce club de Seine-Saint-Denis et le gymnaste en herbe va commencer à y cultiver ses futurs lauriers. « En classe de
CM2, j’ai été détecté par le club formateur d’Aulnay-sous-Bois, précise-t-il. Et en 6e, j’ai poursuivi dans le centre
sport-études de cette ville où j’ai atteint le niveau national. » L’adepte des acrobaties, formé à l’école des vrilles
et du trampoline, passe ensuite le test de l’INSEP et est retenu.
« Je suis entré en tant que 27e Français et j’ai fini l’année comme vice-champion de France espoir. Ce fut vraiment pour moi
l’année du déclic, celui qui vous fait rêver aux médailles internationales et olympiques. J’ai eu la chance d’être
entraîné par Sébastien Darrigade, une grande pointure de la gym, qui a participé à deux Jeux Olympiques. » A l’INSEP, le jeune
conquérant accentue ses points forts et améliore ses points faibles. « En gymnastique, il y a six agrès et je tiens à progresser partout, dit-il.
Je dois passer un cap si je veux devenir le meilleur français au général à l’horizon 2009 ou 2010. » Inspiré par le «
perfectionnisme, la rigueur, la stabilité et le professionnalisme » de Yann Cucherat, capitaine de l’équipe de France âgé de 28 ans, Thomas
Bouhail prend de l’ampleur et perce déjà dans ses disciplines de prédilection à tout juste 21 ans. Après avoir décroché
plusieurs médailles en Coupe du monde, il a franchi un nouveau pallier en devenant vice-champion d’Europe au sol en mai dernier. Une passion partagée
« J’étais pourtant stressé après avoir vu le Roumain Marian Dragulescu, champion d’Europe et du monde, rater son exécution juste
devant moi. J’ai ressenti une grosse pression, mais j’ai réussi à me libérer pour aller décrocher cette médaille.
C’était une expérience magnifique à vivre. » Depuis cette belle réussite, il a fait l’impasse sur les championnats du monde pour se
faire opérer d’une épaule et préserver toutes ses chances en vue des J.O de Pékin. La force des rapports qu’il entretient avec
Mickaël, son frère qui le coache mentalement, et avec sa petite amie, la gymnaste Marine Debauve, championne d’Europe 2005 au concours général et
revenue récemment à la compétition dans l’optique olympique, l’amènent à se transcender.
« Cette passion commune me pousse vers le haut, affirme Thomas. A Pékin, réussir devant les Chinois, ce serait vraiment un grand exploit. C’est mon
premier grand rêve à ce niveau là. »
NOVEMBRE 2007 : Sébastien Combot, canoë kayak
Pour sa première finale internationale en catégorie "seniors", le jeune Breton a créé la surprise en décrochant le titre mondial de kayak
slalom. A tout juste 20 ans, il marche dans les pas de ses illustres prédécesseurs.
L'eau vive, c'est son truc. Sébastien Combot se destine à travailler dans l’aménagement des rivières ou des barrages. Mais pour l’heure, il
contrôle parfaitement son niveau de concentration et déborde... de talent. Originaire de Lannion (Côtes d’Armo),, où il débuta à neuf
ans dans un bassin du centre-ville, Sébastien Combot fut vite un adepte des « jeux de l’eau » et notamment du slalom, pour son côté
ludique.
Il affûte désormais son sens de la pagaie au pôle France de Toulouse. A tout juste 20 ans, il est champion du monde chez les grands, dans l’élite
du kayak slalom si chère aux Français, rois du monde et des Jeux Olympiques ces dernières années.
Parmi ses sources d'inspiration, figure d'ailleurs Fabien Lefèvre, champion du monde de la spécialité en 2002 et 2003. Mais aussi Fabian Dörfler,
champion du monde en 2005, le seul à avoir battu les Tricolores à ce niveau ces cinq dernières années et créateur d'une nouvelle embarcation.
Ironie du sort : c'est avec ce nouveau modèle, qu'il a adopté à son tour, que Sébastien Combot est devenu champion du monde fin septembre 2007 au
Brésil en devançant un certain… Fabian Dörfler.
Pour ce premier rendez-vous mondial, il visait une place dans les dix premiers. Il aura finalement tenu tête aux ténors de la spécialité. L'état
de grâce. Il se voyait bien réussir aux JO de Londres en 2012. Cette réussite précoce met finalement à sa portée ceux de Pékin,
dès 2008.
« Ce bassin olympique est le plus difficile sur lequel j’ai pu naviguer, affirme-t-il. Il n’y a pas de faux rythme et dans les vagues, cela tire sur le physique.
» Son ambition est claire : la qualification « et la gagne, à bloc. »
OCTOBRE 2007 : Marina Sauzet, tir à la fosse olympique
Vice-championne du monde junior à la fosse olympique en 2006, la jeune tireuse du Cher n'a que 20 ans, mais démontre déjà maîtrise,
détermination et talent. Les JO de Londres en 2012 sont dans son collimateur.
Âgée d'une dizaine d'années, lors de la venue des forains, Marina préférait aux manèges le tir des ballons à la carabine. Puis ce
furent les concours informels du dimanche dans le jardin de son père, avec une petite carabine à plomb.
Ainsi germe une passion et sur les conseils de sa mère, Marina s'essaie un jour au ball-trap. Elle a douze ans et tire avec bonheur des séries de plateaux au club de
Varennes-Vauzelles, à côté de Nevers.
« Il faut beaucoup de concentration, de précision, de rigueur et d'hygiène de vie pour réussir dans le tir, précise Marina Sauzet. Il faut savoir
rester calme quand on rate un plateau et cette maîtrise est longue à obtenir. J'ai eu un vrai déclic l'an dernier lorsque j'ai décidé de
véritablement me prendre en main. »
Et les résultats sont là : 2e des championnats du monde junior en 2006, 2e des Universiades et des championnats d'Europe par équipes seniors en 2007 et elle
effectue cette année une entrée remarquée au plus haut niveau chez les grandes : 8e du Mondial élite.
C'est vraiment du sérieux ! D'autant qu'il lui arrive de réaliser de meilleurs scores que ses aînées en championnat de France. La suite de l'histoire
sera donc sûrement olympique, mais sans doute pas dès 2008, car Delphine Racinet, championne d'Europe en titre, tient la corde pour la sélection. Ce ne sera
que partie remise. Et d'ici là, Marina passe une licence d'Espagnol à Clermont-Ferrand.
SEPTEMBRE 2007 : Elodie Guégan, demi-fond
La jeune athlète bretonne joue à fond sa chance dans le demi-fond. Vice-championne d’Europe Espoirs sur 800m cette année, elle rêve de
s’illustrer aux prochains Jeux olympiques.
C’est l’histoire d’une fille qui a appris à se dépasser sans trop y penser. Aujourd’hui âgée de 21 ans, Elodie Guégan se
souvient des grandes ambitions que son premier entraîneur avait pour elle « Elles me paraissaient trop élevées. En fait, elles m'ont portée.
A présent, j’ai confiance en moi mais plus jeune, je me sous-estimais. Je ne me prends toujours pas au sérieux : ma réussite est arrivée
tellement vite… » C'est sur un terrain de basket qu'Elodie est repérée par un arbitre et orientée vers la piste. Le cross-country sera son
premier terrain de jeu. « J’étais endurante et j’ai gagné tout de suite.
Quand on est jeune, on ne se pose pas de questions, on part très vite et ensuite il faut savoir s’accrocher. J’ai toujours aimé les terrains roulants.
» Tout roule en effet puisqu’elle finira championne de France junior de cross. Mais entre temps, Elodie Guégan fait parler d’elle sur la piste en
décrochant le titre national du 1500m chez les cadettes, puis, en 2004, la 5e place des championnats du monde junior en Italie sur 800m et enfin le titre national sur cette
distance l’année suivante.
Troisième au niveau européen, Elodie voit une blessure au genou lui gâcher son année 2006. Elle n’en reviendra que plus forte en 2007. «
J’ai beaucoup plus de maîtrise cette année et je ressens davantage de plaisir sur la piste" poursuit la jeune championne.
Dans la foulée d'une seconde place en championnat d'Europe Espoirs en Hongrie, Elodie Guégan vient de participer aux championnats du monde senior à Osaka, au
Japon. Elle y a atteint une belle place de demi-finaliste, terminant 12e à l’arrivée en battant son record personnel sur 800m en 1’59’’46. La
jeune fonceuse se lance par ailleurs dans des études de journalisme à l’INSEP après avoir suivi une licence d’histoire.
Sa course de fond ne fait que commencer. Prochaine étape : les Jeux olympiques de Pékin.
JUILLET 2007 : Vincent Anstett, escrime
A 25 ans, le sabreur de Strasbourg s’affirme déjà comme l’une des fines lames de l’escrime mondiale. Sacré champion du monde par
équipes en 2006, il rêve de passer un nouveau cap individuel et collectif aux JO de Pékin.
Vincent Anstett a toujours été un touche-à-tout. Encore aujourd'hui, si sa discipline de prédilection et l'excellence est le sabre, il pratique le
judo, le tennis, le foot, le golf et le badminton. "J’ai besoin d’être avec des gens autour d'une passion partagée. Même au jeu vidéo, je
n’aime pas m’amuser tout seul... »
Autre trait de son caractère : la combativité. « J’ai toujours été mauvais perdant même si je tends à m’améliorer
en relativisant davantage. Et si je n’ai longtemps pas été très bon à l’entraînement, je me surpassais en compétition. Cela
m’a permis de prendre la 2e place des championnats du monde cadet. » Le sabre correspond bien à son tempérament : « Une arme en adéquation
avec mes qualités de force, de résistance et d’explosivité. »
En 2002, Vincent Anstett rejoint l’INSEP. « L’entraîneur Christian Peters arrivait à la tête de l’équipe de France et croyait en
moi", se souvient-il. "Cela m’a permis d’avoir une progression constante. »
Aux championnats du monde senior 2005, Vincent se classe 10e en individuel et décroche la médaille de bronze par équipes. Un an plus tard, c’est la
consécration avec le titre mondial par équipes en compagnie de Pillet, Sanson et Lopez. Au-delà de cette réussite collective qui le ravit, Vincent
Anstett pense à s’affirmer individuellement sur la piste comme dans la vie. « J’ai passé un BTS action commerciale et je suis en quatrième
année à l’Ecole supérieure de commerce de Paris. Sur le plan sportif, j’aimerais finir en beauté aux championnats du monde 2010 au Grand
Palais à Paris.
D’ici-là, je souhaite étoffer mon palmarès et gagner en rigueur et en régularité. Ma 2e place cette saison à la Coupe du monde
à Madrid démontre que je suis sur la bonne voie. »
JUIN 2007 : Mélonin Noumonvi, lutte gréco-romaine
Le combattant de Bagnolet, 3e aux championnats d’Europe en 2006 et 2007, fait figure de leader de la lutte française. A 24 ans, il a bien des atouts pour
écrire l’histoire de son sport en lettres d’or.
Mélonin Noumonvi est un lutteur au tempérament de gagneur. Autant dire que rien ne lui fait peur. « Je n’hésite pas à afficher mes
ambitions, affirme-t-il. La pression, de toute façon il faut savoir la gérer, alors autant se la mettre... » Ce compétiteur de 24 ans sait vraiment ce
qu’il veut... et cela ressemble au Graal olympique.
Dans cette optique, il a déjà posé des jalons et cultive son ambition depuis le plus jeune âge. Né d’un père togolais et d’une
mère béninoise et monté pour la première fois sur un tapis de lutte à huit ans, il y a conquis ses premiers galons dans le sillage de ses
frères, Benjamin et Ludovic, champion de France en 130 kg.
Il a suivi depuis son petit bonhomme de chemin. Il enchaînera les titres de champion de France en minime et cadet, s’imposant au départ aussi bien en lutte
gréco-romaine qu’en lutte libre. Avec les sélectionneurs, il optera ensuite pour la « gréco » et sa lutte sans l’aide des jambes.
« Ce style correspond bien à mes qualités d’explosivité et d’endurance. Nous, Français, nous n’avons pas la même
technique que dans les pays de l’Est où l’on fait des souplesses tous les jours dès l’âge de cinq ans. Et contrairement à eux, qui
peuvent être professionnels de leur sport, nous devons assurer des études à côté du tapis.»
Mélonin Noumonvi est ainsi en 2e année de BTS management des unités commerciales. Il sait aussi que la réussite sportive arrive avec une certaine
persévérance.
Deux fois médaillé de bronze aux championnats d’Europe senior en 2006 et 2007 en moins de 84 kg, il a réussi à inquiéter les meilleurs
mondiaux, ne perdant que d’un point face au champion du monde suédois, Ara Abrahamian, ou sur décision arbitrale face au champion olympique russe, Alexei
Michine.
Son avenir pourrait être doré. « J’ai envie d’écrire une grande histoire pour mon sport, confirme Mélonin. Et je souhaite
décrocher une médaille olympique pour les générations futures. Cela me tient vraiment à coeur. »
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